L'idée n'est pas nouvelle, mais les discussions avec un apiculteur sont venues à bout de mes dernières réticences. Au chapitre des nombreuses menaces qui pèsent sur nos abeilles, l'une des plus importante est la perte de qualité dans leur alimentation. Les abeilles françaises meurent -entre autres- de faim !

C'est sans doute un peu la faute à nos paysans, qui coupent leur foin trop tôt, avant que les fleurs à nectar aient le temps de mûrir. J'ai le souvenir, dans mon enfance, de champs moissonnés couverts de fleurs sauvages. Maintenant nos champs sont juste de jolis gazons, tondus plusieurs fois par an pour assurer plus de fourrage aux bêtes l'hiver.

Ainsi donc ais-je entrepris de participer, à ma microscopique échelle, à la conservation des herbes sauvages qui poussent dans nos champs. Pour cela je reprends à la maison une technique déjà vue ailleurs : le fauchage tardif. Désormais, au lieu de couper proprement mon gazon plusieurs fois pas mois, je laisse pousser les herbes sauvages que je couperai en automne. Je leur laisse ainsi le temps de "grainer". J'entretiens également la vie sauvage, en offrant un abri aux divers insectes qui y logent et s'y nourrissent.

Bien entendu il a fallut garder des passage dégagés pour accéder aux balançoires des enfants, aux fil à pendre le linge et à mon tas de compost au fond du jardin. Pour cela j'ai crée des "chemins" que j'entretiendrai avec ma tondeuse.


Les enfants ont immédiatement trouvé amusant de marcher sur ces chemins. Bien entendu il y a toujours des grincheux qui trouvent que ma pelouse ainsi non-entretenue "fait sale", ou qui ne considèrent ma démarche que comme un signe de paresse.

Tant pis, les abeilles qui nichent dans le gros tilleul à quelques pas de là me remercieront sans doute.