BRF par ci, BRF par là... Hier j'ai encore reçu plusieurs mètres cubes de BRF. Du bouleau et de l'érable fraichement broyés. Voyant qu'il fermentait à vitesse grand V (la température au cœur du tas était déjà très élevée le lendemain matin), j'ai décidé de l'épandre aujourd'hui en paillage. J'ai donc mis ce BRF frais sur : un massif de vivaces de mi-ombre (hostas, alchémille, pervenche bleue...); la partie supérieure du potager, plantée de fraisiers encore recouverts de neige; une rangée de framboisiers, l'autre rangée restant nue pour comparaison; les jeunes arbres fruitiers (poirier, cerisier et pommier) plantés l'automne dernier sur un terrain particulièrement pauvre; une partie du potager bêchée et désherbée à l'automne dernier. Pour cette partie c'est une erreur, j'enlèverai ce jeune BRF rapidement (c'est assez simple car il est sur la neige) pour le remplacer par du vieux BRF issu de mon premier tas (voir ci dessous) quelques arbustes fruitiers (cassissiers, groseilliers, groseilles à maquereau), mais pas tous, pour pouvoir comparer. Mon jardin ressemble doucement à un vaste espace de BRF qui, s'il tient toutes les promesses de ce nouveau style de culture, devrait rapidement se couvrir d'une verdure intense.

La butte expérimentale J'ai tellement de BRF que j'ai décidé de mener une expérience encore jamais tentée (du moins pas à ma connaissance). J'ai installé une butte d'un peu plus d'un mètre carré, uniquement composée de BRF, sans un gramme de terre. Autour d'un treillis de branches de tilleul j'ai versé environ 25cm de BRF. Une grosse couche de BRF frais sur le fond et une fine couche de BRF mure sur le dessus. Le but étant d'obtenir un compostage à froid de la couche inférieure, tandis que la couche supérieure se colonisera de champignons et des organisme habituel du BRF. Je compte y repiquer des plantes dans quelques semaines (1 mois je pense). Je commencerai par des fraisiers, puis des haricots grimpants (peu gourmands en azote) et des poireaux. Qui vivra verra...

Compost à l'abri

Mon tas de compost ménagé est gorgé d'eau et gelé en profondeur. Impossible de le brasser pour l'aérer. Pour éviter le pourrissement anaérobie qui le rendrait plus toxique que bénéfique, j'ai décidé de le protéger partiellement de la pluie. J'ai donc construis un abri très sommaire avec une bâche en plastique qui devrait limiter (mais pas supprimer) les pluies printanières sur le tas.