Zavajardin

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jeudi, juillet 29 2010

Mes compagnons les campagnols

L'année dernières, les limaces qui semblent se plaire énormément dans le BRF, n'ont laissé aucune chance à mes semis. Bien aidé par l'agrochimie lourde (des granulés) Je croyais m'être débarrassé des ravageurs qui mettent en péril la survie de ma famille (heureusement, nous sommes sauvés, le supermarché n'est pas trop loin).

Pensez-vous ! Cette fois ce sont les campagnols qui attaquent ! Résultats :

  • sur 30 pieds de poireaux repiqués, il en reste aujourd'hui 5.
  • mes carottes, dont les semis ont courageusement résistés aux limaces et à un printemps très frais, ressemblent aujourd'hui à ça :

  • mes patates ingénieusement cachées sous du BRF ? Une catastrophe ! L'année dernière j'ai tiré 70 kg. Cette année, sur la même surface j'ignore si j'arriverai à en faire le cinquième. Voici à quoi ressemblent la majorité des pieds, après le passage de sieur campagnol.

  • Je déplore également la disparition de quelques oignons (50% à vue de nez)

Bref, c'est l'hécatombe, la Bérézina, la retraite de Russie, l'hiver sera long et la famine sévère.

Il est vrai que certains facteurs ont pu jouer en ma défaveur.

  • Le fauchage tardif du champs bordant le potager, a offert un abri sûr aux rongeurs, habituellement plus exposés aux renards, chats et rapaces.
  • Le BRF posé en paillage sur mes patates s'est sans doute avéré plus facile à conquérir que si je l'avais incorporé.
  • Mon inefficacité (et in-assiduité) à poser des pièges efficacement.

Cette fois, je ne compterai par sur l'agro-chimie pour sauver ma récolte. Un peu de poison serait sans doute efficace, mais il est hors de questions que je mette en péril toute une chaîne alimentaire pour me débarrasser de cet ennemi. La meilleure solution reste l'acquisition d'un chat, mais, outre une allergie de ma fille à ses poils, je lui reproche de ne pas faire de distinction entre les campagnols, les passereaux, les lézards, et à peu près tous ce qui bouge dans un jardin.

J'en reste là pour l'instant. Je constate les dégats dans une grande impuissance.

Vos idées et suggestions sont les bienvenues...

jeudi, mai 27 2010

Prairie (re)fleurie

J'évoquais dans un billet précédent l'appauvrissement de la flore de nos champs. Il n'y a pas plus de dix ans, dans le pré qui borde mon jardin, je trouvais à la belle saison des coquelicots, du sainfoin, des campanules, des bleuets... Aujourd'hui toutes ces couleurs ont disparues de mon champs. Seules quelques renoncules et des salsifis des près parsèment de touches jaunes un grand espace d'herbe maigrelette.
Je suis persuadé que cet appauvrissement biologique est dû aux fenaisons de plus en plus précoces qu'effectue mon néanmoins sympathique voisin. Aussi mon sang n'a fait qu'un tour la semaine dernière, lorsque je l'ai vu attaquer le fauchage de la parcelle (nous étions mi-mai!!).
Mon voisin est un type fort sympathique, qui me rend bien service en entretenant ces quelques ares d'herbe gracieusement, mais il est aussi un bon paysan traditionnel, à qui j'aurais été bien en peine d'expliquer toutes mes histoires de biodiversité et de survie des abeilles. D'ailleurs pour lui, s'il n'y a plus de fleurs dans les champs, c'est la faute aux abeilles qui ne butinent plus (alors que personnellement je suis persuadé du contraire : si les abeilles ne butinent plus c'est parce qu'il n'y a plus de fleurs).
Bref, j'étais bien embêté et j'ai dû mentir pour lui faire lâcher prise. J'ai arrêté son tracteur et je lui ai expliqué que j'allais prendre en pension quelques lapins qui auront besoin de foin frais. Il a vite proposé de laisser en l'état une grosse partie de la parcelle, pour que je garde l'herbe. Du coup il m'a laissé environ 200m2 de champs, que je devrai faucher à la main... dès que les fleurs auront grainé et que j'aurai appris à utiliser une faux.
Déjà je vois des marguerites, des trèfles et du lotier prospérer. Avec un peu de chance j'y trouverai d'autres fleurs sauvages avant de tout couper vers fin juin.
J'imagine bien que les coquelicots et les sainfoins ne reviendront pas de sitôt, mais durant mes footing dans la campagne environnante, j'ai déjà repéré quelques champs riches en fleurs sauvages (sans doutes fauchés tardivement, eux) où je compte aller m'approvisionner en graines quand le moment sera venu. Tout cela est un brin artificiel certes, mais je n'ai pas la patience d'attendre des années que les fleurs reviennent d'elles même.
Dernier inconvénient, et non des moindres : pour ne pas perdre définitivement toute crédibilité auprès du monde paysan, je dois maintenant me lancer dans l'élevage de lapins. Et ça, ça n'était pas du tout prévu au programme !

mardi, mai 11 2010

Tomates au chaud, en attendant le (vrai) printemps

Le mois de mai n'en finit pas d'être hivernal. Le matin les températures décollent difficilement au dessus de 5°c. Les tomates semées il y a un mois se trouvaient trop à l'étroit dans leur caissette, mais impossible de les repiquer en pleine terre, sous peine de les voir mourir de froid. J'ai donc entrepris un mini sauvetage en repiquant les plus jolis pieds dans de gros pots achetés à vil prix. Dans un mélange de terreau, terre de jardin (merci aux taupes pour le coup de main!) et fumier de poules, elles attendent les beaux jours, bien au chaud vers le radiateur, avant de migrer le long du mur sud de ma maison.

Pourvu que ça ne dure pas.

Mise à jour du 27 mai : La météo plus clémente m'a enfin permis de sortir les tomates au soleil. Après des semaines de pénombre dans la maison, elles ont toute brulé aux premiers rayons du soleil. Les feuilles sont mortes, il ne reste que les tiges.
J'ai donc racheté six pieds de tomates standard au marché
C'est en se trompant qu'on apprend....

jeudi, avril 22 2010

Les patates sont lachées !!

Enfin, je suis de retour dans le jardin. Il faut dire qu'ici, en Haute-Savoie, il se passe de longs mois où le gel et la neige empêche toute intervention.

Un ami paysagiste m'a donné 'un peu' de BRF il y a une semaine (en échange de cours de maths à son fiston) J'en ai donc profité pour jardiner un peu hier.

J'ai donc commencé à planter mes patates. Je les ai mise au même endroit que l'année dernière : une parcelle de 2,5m x 12m que j'avais fait labourer par mon voisin agriculteur et enrichis au BRF. Cette année point de tracteur. J'ai investi dans une grelinette ! Sur la bande supérieure j'ai rechargé avec du BRF frais et ajouté quelques brouettes de fumier de vache (piquées à mon voisin également). J'y ai planté hier des oignons et semé des carottes... en attendant d'autres choses.

Sur la partie inférieure, j'ai planté mes patates. Pas de fumier pour elles. Il les fait bien grossir, mais sa richesse en azote les rend moins durable à conserver. Je préfère des patates 'moyennes' qui se conservent tout l'hiver, plutôt que de gros tubercules qui vont être fichus dès novembre.

La recette des patates au BRF est assez simple : - Désherbage à la main
Rapide car j'avais peu de plantes indésirables et le BRF de l'année dernière a laissé la terre très meuble.
- Grelinettage
- Lâchage de poules pendant 45 minutes, le temps de casser les dernières mottes, niveler et nettoyer le terrain

Il faut savoir que les poules ont deux grandes passions dans la vie :
1 : Gratter :
2 : Manger :
C'est très pratique pour préparer la terre d'un jardin, et en plus elles lâchent volontiers quelques crottes qui viendront enrichir le sol.
- Pose des patates sur la terre

Attention : s'attendre à des remarques désobligeantes de votre entourage !
Ce mode de plantage est une hérésie pour tous les jardiniers/paysans !!
J'ai planté des rattes et des charlottes qui me restaient de l'année dernière.J'y ai ajouté 25 pieds d'Agata et quelques pied de jesaispasquoi qu'il me restait, excellentes, mais dont j'ai perdu le nom.
- Recouvrage avec une bonne dose de BRF frais. Pour l'instant j'ai mis environ 5-10 cm, j'en rajouterai plus si j'estime que c'est nécessaire.
- Arrosage avec l'eau de ma source, parce que le printemps est très sec cette année.

Si tout se passe bien, dans 100 jours on écarte le BRF et on récupère de belles et bonnes pommes de terre.

Une vue d'ensemble du jardin pour résumer.

De gauche à droite sur la photo :
- les tas de BRF près à être étalés et/ou incorporés;
- la moitié de la parcelle enrichie au fumier de vache et au brf frais;
- le chemin pour passer un milieu;
- la moitié réservée aux patates en cours de travail (premier plan : plantation terminée, deuxième plan : 'poulage' du terrain;
- une clôture volontairement laissée 'sauvage' (framboisiers, orties et plein d'herbes folles qui vont grandir) pour servir d'abris aux auxiliaires.

Outre cette parcelle relativement nouvelle, j'ai encore le potager 'historique' de la maison, dans lequel je fais plein de tests de d'utilisation de compost, de fumier et de brf. Je vous en parlerai plus longuement une prochaine fois.

Dans 100 jours on écarte le BRF et on récupère de belles et bonnes pommes de terre.

lundi, août 17 2009

Mois de cocagne

Le mois d'août est formidable. C'est le mois de toutes les récoltes, au potager comme dans la nature. Et cette année, la nature nous a gâté ! En deux semaines j'ai arraché 70kg de patates, récolté 2kg de myrtilles sauvages et 5kg de mûres, cueilli mes premières tomates (enfin !) et des courgettes comme s'il en pleuvait, j'ai cueillit de la menthe sauvage, de la mélisse, de l'origan, du millepertuis et de la tanaisie, j'ai remplit plusieurs cagettes de pommes et ramassé les premières mirabelles de mon jeune arbre. Bref, la nature se montre généreuse et les cultures "ratées" sont vites oubliées par la profusion de celles qui ont réussi. Le rythme va rester soutenu encore qulques semaines, avec l'arrivée des champignons, des prunes, des noisettes et noix, des dernière pommes et des premières poires, puis des courges. Ensuite, épuisée par ce sprint final, la nature va gentiment se rendormir en attendant les beaux jours.

lundi, avril 27 2009

Les patates arrivent

J'ai incorporé un bonne couche de BRF (mélange de plusieurs essences et légèrement pré composté) sur le sol fraichement labouré de mon champs. J'y ai aussitôt planté une centaine de plants de pommes de terre charlotte et rattes, entrecoupées de raies de maïs doux et de capucines. J'ai saupoudré le tout de vieilles graines d'œillets d'Inde récupérées il y a bien longtemps. Elle germeront... ou pas, peu importe. Pour terminer j'ai posé là dessus un paillis d'ortie fraichement coupées, dans l'idée d'apporter de l'azote et des minéraux à mes plantations. Je ne vais pas l'incorporer... il n'y a pas de raisons que ça nuise au processus d'enrichissement.

Dans la partie " historique " du potager j'ai semé des carottes. Mes semis de salades n'ont pas donné signe de vie. Les ais-je planté trop tôt ? Les graines, récupérées au fond de ma boite à semence étaient-elles trop anciennes ? Les limaces du BRF ont-elles tout dévoré ? Toujours est-il que nous avons repiqué 18 plants de salade « bio » achetés en jardinerie.

mardi, avril 7 2009

C'est parti !

J'ai semé mes premières salades directement en pleine terre, sur une parcelle BRFisée à l'automne dernier. Je les abrite la nuit et les jours froids sous un voile d'hivernage. J'ai également planté des échalotes et des oignons sur une parcelle retournée à l'automne dernier et couverte de BRF ce printemps. Outre des fleurs, j'ai installé quelques vivaces alimentaires - Du romarin que je suis obligé de le cultiver en annuel car les hivers rigoureux lui sont systématiquement fatals; - Une rhubarbe car l'ancienne ne semble pas vouloir ressortir. Est-ce trop tôt ou bien n'a t-elle pas supporté l'hiver ou les campagnols? - Un laurier sauce qui, je l'espère, se portera mieux que les anciennes tentatives qui n'ont rien donné avec cet arbuste. Pour cette fois je tente avec du BRF et une exposition différente; - Un noisetier pourpre. Il viendra compléter les récoltes forts aléatoires de noisettes sauvages qui poussent dans les haies avoisinantes; - Des fraisiers « mara des bois ». Ils sont destinés à remplacer mes anciens fraisiers (de variété inconnue) qui squattent la moitié de mon potager depuis quatre ans. Je conserverai les anciens jus qu'après leur fructification puis je les arracherai pour libérer de la place. J'ai planté les nouveaux à deux endroits. Sous un pommier traité l'automne dernier au BRF et sur ma butte de BRF pur. Je n'arracherai les anciens plants que lorsque je serai sûr de la pérennité des nouveaux;

dimanche, mars 15 2009

Pas de panique, pas de panique !!!

Tous les arbustes bourgeonnent et les vivaces sortent doucement le bout de leur nez dehors. Les plantes à bulbes émergent, ainsi que les anémones, les alchémilles et le sédum. Pas de panique cependant, l'hiver est loin d'être terminée et de sévères gelée et des chutes de neige sont encore possibles. J'ai donc juste lancé mes semis de piments dans la chaleur de ma cuisine.

Pour l'instant la seule chose que je cultive intensément, c'est mon sol.

jeudi, janvier 1 2009

Pour situer le zavajardin

Le zavajardin se trouve en Haute-Savoie, au nord des Alpes françaises. Il est situé à 700m d'attitude, orienté à l'ouest, sur un massif calcaire.

Le manque d'eau n'est pas spécialement un problème dans la région, au contraire, c'est plutôt sont abondance et les température fraiches toute l'année qui pourraient nuire aux plantations. Bien entendu il est gelé et couvert de neige une grande partie de l'hiver, et le réchauffement au printemps est parfois bien long à venir. C'est une région d'agriculture traditionnelle de montagne. Un peu l'élevage bovin, mais pratiquement pas de cultures, donc a priori peu de pesticides aux alentours. Jusqu'à maintenant, et depuis quelques siècles (?) le potager était cultivé de manière traditionnel. On y déversait force fumier et parfois quelques granulés d'engrais chimiques chaque printemps. Pas d'insecticides, sinon des granulés contre les limaces qui apprécient une région aussi humide.

On n'y cultive rarement des fruits et légumes du « sud ». Les tomates sont rarement abondantes et les aubergines n'ont pas le temps d'y murir. L'hiver, le romarin, même protégé dans une rocaille, gèle, et les lavandes survivent rarement plus de trois hivers. C'est un pays d'arbres fruitiers, de salades, choux, carottes et épinards, qui ne redoutent pas un bon coup de froid au mois de juillet.

Bref, ça n'est pas une terre et un climats ingrats, mais qui ne les connait pas peut s'attendre à bien des déconvenues.