Zavajardin

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Aménagement

Les travaux d'aménagement, la préparation du sol et les constructions qui vont structurer le zavajardin.

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche, mai 9 2010

L'idée a fait son chemin

L'idée n'est pas nouvelle, mais les discussions avec un apiculteur sont venues à bout de mes dernières réticences. Au chapitre des nombreuses menaces qui pèsent sur nos abeilles, l'une des plus importante est la perte de qualité dans leur alimentation. Les abeilles françaises meurent -entre autres- de faim !

C'est sans doute un peu la faute à nos paysans, qui coupent leur foin trop tôt, avant que les fleurs à nectar aient le temps de mûrir. J'ai le souvenir, dans mon enfance, de champs moissonnés couverts de fleurs sauvages. Maintenant nos champs sont juste de jolis gazons, tondus plusieurs fois par an pour assurer plus de fourrage aux bêtes l'hiver.

Ainsi donc ais-je entrepris de participer, à ma microscopique échelle, à la conservation des herbes sauvages qui poussent dans nos champs. Pour cela je reprends à la maison une technique déjà vue ailleurs : le fauchage tardif. Désormais, au lieu de couper proprement mon gazon plusieurs fois pas mois, je laisse pousser les herbes sauvages que je couperai en automne. Je leur laisse ainsi le temps de "grainer". J'entretiens également la vie sauvage, en offrant un abri aux divers insectes qui y logent et s'y nourrissent.

Bien entendu il a fallut garder des passage dégagés pour accéder aux balançoires des enfants, aux fil à pendre le linge et à mon tas de compost au fond du jardin. Pour cela j'ai crée des "chemins" que j'entretiendrai avec ma tondeuse.


Les enfants ont immédiatement trouvé amusant de marcher sur ces chemins. Bien entendu il y a toujours des grincheux qui trouvent que ma pelouse ainsi non-entretenue "fait sale", ou qui ne considèrent ma démarche que comme un signe de paresse.

Tant pis, les abeilles qui nichent dans le gros tilleul à quelques pas de là me remercieront sans doute.

lundi, mai 18 2009

Abri à tomates

C'est mainteant un fait acquis : qui veut de belles tomates en Haute-savoie, doit leur construire une maison.
C'est vrai, depuis la canicule de 2003 où elles étaient magnifiques, je n'ai pas réussi à obtenir de jolies tomates comme on en trouve dans les jardins du midi.
Chaque année les étés sont marquées par une période de froid et de pluie plus ou moins longue, qui anéantit tous nos espoirs de récoltes abondantes.

Aussi, cette année, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes, en deux temps.

1- culture de variétés de tomates résistantes au froid.
J'ai choisi des tomates russes et sibériennes, achétées en graines chez Kokopelli. Je les cultiverai dans une partie du jardin traitée avec du BRF et enrichie de quelques poignées de fumier de cheval (mais pas trop, sinon ça brule tout).

2- fabrication d'un abri contre la pluie et le vents.
Toujours dans un souci d'économie j'ai opté pour un chassis en branches de noisetiers, récupérées dans une de mes ahies lors d'une élagage, et une bâche en plastique récupérée dans une décheterie des environs.
L'ensemble ne paye pas de mine, mais il a bien résisté à la pluie et aux coups de vents de cette nuit. J'espère qu'il résistera jusqu'en octobre.

lundi, avril 27 2009

Ah labour, toujours labour !

Ça y est, le pâturage est labouré. Je prévoyais de récupérer une centaine de m2 sur le champs qui surplombe mon potager, mais la technologie en a décidé autrement. Le terrain étant sévèrement en pente, le paysans venu retourner la terre n'a pas osé s'aventurer bien haut. Là où un cheval tirant une charrue m'aurait sans doute retourné toute la surface, le tracteur moderne a du s'arrêter au bout de 4 sillons, sous peine de « culpesser » (se renverser en patois savoyard). Cela modère fortement mes prévisions et je suis un peu déçu, mais si on ajoute cette surface à mon potager actuel et aux petits espaces que j'ai aménagé ici et là, cela représente pratiquement 70m2 de surface d'étude.

dimanche, mars 15 2009

Travaux de printemps

BRF par ci, BRF par là... Hier j'ai encore reçu plusieurs mètres cubes de BRF. Du bouleau et de l'érable fraichement broyés. Voyant qu'il fermentait à vitesse grand V (la température au cœur du tas était déjà très élevée le lendemain matin), j'ai décidé de l'épandre aujourd'hui en paillage. J'ai donc mis ce BRF frais sur : un massif de vivaces de mi-ombre (hostas, alchémille, pervenche bleue...); la partie supérieure du potager, plantée de fraisiers encore recouverts de neige; une rangée de framboisiers, l'autre rangée restant nue pour comparaison; les jeunes arbres fruitiers (poirier, cerisier et pommier) plantés l'automne dernier sur un terrain particulièrement pauvre; une partie du potager bêchée et désherbée à l'automne dernier. Pour cette partie c'est une erreur, j'enlèverai ce jeune BRF rapidement (c'est assez simple car il est sur la neige) pour le remplacer par du vieux BRF issu de mon premier tas (voir ci dessous) quelques arbustes fruitiers (cassissiers, groseilliers, groseilles à maquereau), mais pas tous, pour pouvoir comparer. Mon jardin ressemble doucement à un vaste espace de BRF qui, s'il tient toutes les promesses de ce nouveau style de culture, devrait rapidement se couvrir d'une verdure intense.

La butte expérimentale J'ai tellement de BRF que j'ai décidé de mener une expérience encore jamais tentée (du moins pas à ma connaissance). J'ai installé une butte d'un peu plus d'un mètre carré, uniquement composée de BRF, sans un gramme de terre. Autour d'un treillis de branches de tilleul j'ai versé environ 25cm de BRF. Une grosse couche de BRF frais sur le fond et une fine couche de BRF mure sur le dessus. Le but étant d'obtenir un compostage à froid de la couche inférieure, tandis que la couche supérieure se colonisera de champignons et des organisme habituel du BRF. Je compte y repiquer des plantes dans quelques semaines (1 mois je pense). Je commencerai par des fraisiers, puis des haricots grimpants (peu gourmands en azote) et des poireaux. Qui vivra verra...

Compost à l'abri

Mon tas de compost ménagé est gorgé d'eau et gelé en profondeur. Impossible de le brasser pour l'aérer. Pour éviter le pourrissement anaérobie qui le rendrait plus toxique que bénéfique, j'ai décidé de le protéger partiellement de la pluie. J'ai donc construis un abri très sommaire avec une bâche en plastique qui devrait limiter (mais pas supprimer) les pluies printanières sur le tas.