L'idée n'est pas nouvelle, mais les discussions avec un apiculteur sont venues à bout de mes dernières réticences.
Au chapitre des nombreuses menaces qui pèsent sur nos abeilles, l'une des plus importante est la perte de qualité dans leur alimentation. Les abeilles françaises meurent -entre autres- de faim !
C'est sans doute un peu la faute à nos paysans, qui coupent leur foin trop tôt, avant que les fleurs à nectar aient le temps de mûrir. J'ai le souvenir, dans mon enfance, de champs moissonnés couverts de fleurs sauvages. Maintenant nos champs sont juste de jolis gazons, tondus plusieurs fois par an pour assurer plus de fourrage aux bêtes l'hiver.
Ainsi donc ais-je entrepris de participer, à ma microscopique échelle, à la conservation des herbes sauvages qui poussent dans nos champs. Pour cela je reprends à la maison une technique déjà vue ailleurs : le fauchage tardif.
Désormais, au lieu de couper proprement mon gazon plusieurs fois pas mois, je laisse pousser les herbes sauvages que je couperai en automne.
Je leur laisse ainsi le temps de "grainer". J'entretiens également la vie sauvage, en offrant un abri aux divers insectes qui y logent et s'y nourrissent.
Bien entendu il a fallut garder des passage dégagés pour accéder aux balançoires des enfants, aux fil à pendre le linge et à mon tas de compost au fond du jardin. Pour cela j'ai crée des "chemins" que j'entretiendrai avec ma tondeuse.

Les enfants ont immédiatement trouvé amusant de marcher sur ces chemins.
Bien entendu il y a toujours des grincheux qui trouvent que ma pelouse ainsi non-entretenue "fait sale", ou qui ne considèrent ma démarche que comme un signe de paresse.
Tant pis, les abeilles qui nichent dans le gros tilleul à quelques pas de là me remercieront sans doute.

J'ai tellement de BRF que j'ai décidé de mener une expérience encore jamais tentée (du moins pas à ma connaissance). J'ai installé une butte d'un peu plus d'un mètre carré, uniquement composée de BRF, sans un gramme de terre.
Autour d'un treillis de branches de tilleul j'ai versé environ 25cm de BRF. Une grosse couche de BRF frais sur le fond et une fine couche de BRF mure sur le dessus. Le but étant d'obtenir un compostage à froid de la couche inférieure, tandis que la couche supérieure se colonisera de champignons et des organisme habituel du BRF. Je compte y repiquer des plantes dans quelques semaines (1 mois je pense). Je commencerai par des fraisiers, puis des haricots grimpants (peu gourmands en azote) et des poireaux.
Qui vivra verra...