Zavajardin

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jeudi, août 27 2009

Pommes de terre sous paillis de BRF

J'ai récolté ier soir ma micro-culture de pomme de terres sous un paillis de BRF.

En mai j'avais posé à même le sol une dizaines de pommes de terres germées sous un paillis d'environ 20 cm de BRF précomposté. La récolte s'en est trouvée grandement facilitée. Je n'ai eu qu'à écarter le BRF pour ramasser les tubercules. J'ai été très surpris par la tailles des tubercules. Ils sont énormes (680g pour la plus grosse patate) et de forme biscornue. Cela est sans doute la conséquence de leur croissance dans le tas de BRF très meuble. Après la récolte, j'ai récuperé une terre melée de BRF bien décomposé, qui m'a semblée profonde et riche.

Devant cette réussite, j'ai décidé de restester ce concept l'année prochaine, mais à plus grande échelle.

Méfiance cependant : cette année tout le monde dans ma région semble surpris de l'abondance de patates. C'est la conséquences de conditions climatiques propices. Difficile dans ces conditions d'attribuer la réussite de mes cultures au BRF.

Seule une experimentation sur plusieurs années me permettra de tirer des conclusions valides.

lundi, août 17 2009

Mois de cocagne

Le mois d'août est formidable. C'est le mois de toutes les récoltes, au potager comme dans la nature. Et cette année, la nature nous a gâté ! En deux semaines j'ai arraché 70kg de patates, récolté 2kg de myrtilles sauvages et 5kg de mûres, cueilli mes premières tomates (enfin !) et des courgettes comme s'il en pleuvait, j'ai cueillit de la menthe sauvage, de la mélisse, de l'origan, du millepertuis et de la tanaisie, j'ai remplit plusieurs cagettes de pommes et ramassé les premières mirabelles de mon jeune arbre. Bref, la nature se montre généreuse et les cultures "ratées" sont vites oubliées par la profusion de celles qui ont réussi. Le rythme va rester soutenu encore qulques semaines, avec l'arrivée des champignons, des prunes, des noisettes et noix, des dernière pommes et des premières poires, puis des courges. Ensuite, épuisée par ce sprint final, la nature va gentiment se rendormir en attendant les beaux jours.

BRF et pommes de terre

Après de longues semaines d'attente j'ai enfin arraché mes pommes de terres. Est-ce l'effet du BRF ou des conditions météos clémentes ? toujours est-il que la récolte fut excellente. 70 kg pour environ 25 m2 de culture. Le plus étonnant sont les rattes (16kg) dont je dois avouer n'avoir jamais vu des pieds aussi chargés.

Quant à la terre, elle semble avoir bien profité du BRF. Elle est légère, riche en humus et agréable a travailler. J'ai aussitôt replanter poireaux, épinards et choux, pour ne pas laisser le terrain vide.

lundi, mai 25 2009

Trois fois par jour



Depuis lundi, trois poulettes viennent d'intégrer notre foyer (enfin plus exactement le poulailler au fond de la cour).

Pour l'instant tout se passe plutôt bien, sauf que j'ai du mal, voir même beaucoup de mal, à trouver des aliments pour poules bio.

En attendant d'en trouver, et pour qu'elles ne meurent pas de faim, j'ai commandé 75kg d'aliments non bio.

Mon poulailler semble leur convenir, même si elles rechignent un peu plus chaque soir à y rentrer. Au début elles refusaient d'en sortir, mais maintenant elles semblent avoir pris goût à la liberté de leur enclos.

Au chapite des erreurs de conception, je me suis rendu compte que l'enclos, situé plein sud contre un mur, est pratiquement totalement dépourvu d'ombre. Pour préserver ces pauvres bêtes de la ccanicule de ces derniers jours, je leur ai installé un parasol, mais il faut absolument que je trouve une solution plus durable... et esthétique.

Les enfants sont ravis, ils passent leur temps dans l'enclos à les caresser/nourrir/regarder vivre. Tant qu'ils n'attrapent pas la grippe aviaire et ne ramènent pas trop de crottes collées sous les chaussures je laisse faire (c'est hallucinant comme ça crotte tout le temps un poule !).

Pas bête, il y en a déjà une qui a compris que même les poules peuvent voler. Elle s'est donc fait deux fois la belle par dessus le grillage (1m60 de haut). Heureusement, c'est la seule que l'on peut attraper facilement. Je l'ai donc re-incarcéré manu-militari et j'ai réhaussé l'enclos de 50 cm. Si ça ne suffit pas, je prendrai des mesures coercitives (coupage des plumes des ailes).

Elles sont très jeunes et ne pondent pas beaucoup (j'ai récolté un seul oeuf par jour jusqu'à maintenant), mais déjà je m'interroge : à plein régime, pendant la belle-saison, elles devraient pondre chacune un oeuf par jour. Soit 3 oeufs par jour, 21 par semaine, 90 par mois...

C'est un apport culinaire et diététique non négligeable, mais à ce rythme comment vais-je écouler toute la production ?

Mes voisins (une dizaine de poules pour une famille de 5) sont déjà submergés. Ils nous donnent régulièrement des douzaines d'oeufs dont ils ne savent pas quoi faire. Aussi, avec nos poules il faut que je mette en place :

- une filière de distribution des excedents dans notre entourage;

- un régime alimentaire de la famille un peu plus orienté vers les oeufs.

J'espère qu'ainsi nous ne gaspillerons pas un seul de ces trésors !

lundi, mai 18 2009

Abri à tomates

C'est mainteant un fait acquis : qui veut de belles tomates en Haute-savoie, doit leur construire une maison.
C'est vrai, depuis la canicule de 2003 où elles étaient magnifiques, je n'ai pas réussi à obtenir de jolies tomates comme on en trouve dans les jardins du midi.
Chaque année les étés sont marquées par une période de froid et de pluie plus ou moins longue, qui anéantit tous nos espoirs de récoltes abondantes.

Aussi, cette année, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes, en deux temps.

1- culture de variétés de tomates résistantes au froid.
J'ai choisi des tomates russes et sibériennes, achétées en graines chez Kokopelli. Je les cultiverai dans une partie du jardin traitée avec du BRF et enrichie de quelques poignées de fumier de cheval (mais pas trop, sinon ça brule tout).

2- fabrication d'un abri contre la pluie et le vents.
Toujours dans un souci d'économie j'ai opté pour un chassis en branches de noisetiers, récupérées dans une de mes ahies lors d'une élagage, et une bâche en plastique récupérée dans une décheterie des environs.
L'ensemble ne paye pas de mine, mais il a bien résisté à la pluie et aux coups de vents de cette nuit. J'espère qu'il résistera jusqu'en octobre.

Poulailler fait maison

Cela faisait un moment que je nous avions en projet d'accueillir quelques poules chez nous, pour nous fournir en oeufs frais.

J'ai rapidement trouvé un espace à leur consacrer, espace que j'ai cloturé avec du grillage d'un mètre cinquante de haut.

Restait la maison des poules : le poullailler.
Là je me suis rapidement rendu compte que j'avais le choix entre des poulaillers "tout fait" à des prix exhorbitants (compter 300€ pour un truc tout simple),ou bien je devais le fabriquer moi même.

Après un -très- rapide calcul de rentabilité, j'ai décidé de fabriquer moi même la chose.

Radin jusqu'au bout, je l'ai fabriqué uniquement à partir de morceaux de bois de récupération, glanés dans les environs. Le plus gros investissement ayant été une boite de vis et de la toile goudronnée pour étanchéifier le toit.

Au final il m'a couté environ 30€ et deux journées de travail (mais je suis très lent).

Les "pilotis"' sont des poutres d'épicéa, le plancher est une porte de grange découpée, les murs sont en plateaux de merisier et la toiture en lambris. Les charnières des portes sont des pneus de vélo. J'ai garni le fond de paille récupérée chez mon voisin paysans et j'y ai placé quelques poignées de tanaisie séchée qui devraient tenir éloignées les vermines.

La protection contre l'humidité n'est pas primordiale ici car il se trouve sous une large avancée de toit et il repose sur un lit de cailloux bien drainé. Seules les rares grosses pluies venteuses vont l'atteindre.

Voici le résultat :

lundi, mai 4 2009

Culture traditionnelle : 1 BRF : 0

Les premiers résultats de culture sur BRF arrivent doucement.

Les radis plantés sur le sol nu, retourné à l'automne, sont bien plus nombreux et vigoureux que ceux effectués sur la partie traitée avec du BRF incorporé. Je manque d'explications sur ce point, mais je pense que le réchauffement plus lent du sol « BRFisé » y est pour beaucoup. Pour en avoir le coeur net je retenterai des semis de radis losrque le sol sera un peu plus réchauffé.

Publicité Bayer

J'ai récupéré, à la caisse de Bricomarché, un joli dépliant publicitaire de la marque Bayer, intitulé « Guide Fruits et Légumes «  et sous-titré « Bayer jardin, prend soin de mon jardin ». Le guide en question répertorie les 25 produits de la gamme Bayer Jardin dans un joli poster, et explique leurs compositions et leur mode d'utilisation dans le jardin.

Loin de moi l'idée que ces produits soient dangereux pour la santé et l'environnement, même si les innombrables précautions d'emplois données par l'auteur parleront d'elles même au lecteur attentif, Cependant je lis dans ce fascicule quelques phrases qui, à mon sens, sont sujette à discussion.

Je cite : « Grâce au jardin, vous participez à l'équilibre et la conservation de la biodiversité ». Là je suis d'accord, l'utilisation de variétés de légumes anciennes participe à la conservation de la diversités génétiques. Malheureusement, ce que Mr Bayer ne sait peut-être pas, c'est qu'aujourd'hui un grande majorité des espèces cultivées dans les potagers (et les champs de nos paysans) sont des hybrides issus de laboratoires, incapables de se reproduire naturellement et donc de transmettre leurs gènes. Le rôle de conservatoire de la biodiversité de nos potager en prend donc un coup.

Je poursuis la lecture : « ...le jardin joue un rôle majeur puisqu'il crée un espace de vie végétale dans des zones où il n'en existe parfois que très peu ». Certes, remplacer un green de golf par un potager va faire exploser la biodiversité, mais dans le cas d'une pelouse sauvage je doute que l'on retrouve autant d'espèces différentes au m2 dans nos alignements de salades. Et je ne parle ici que des plantes « supérieures », car diverses études ont montré que les sols des jardins traités aux pesticides et aux engrais de synthèses présentent une biodiversité tendant vers le zéro absolu. Il semble que les millions d'espèces d'organismes vivants dans notre sol ne résistent pas longtemps à ces produits. Et notre « espace de vie végétale », conservatoire de la biodiversité, en prends encore un gros coup.

Je passe rapidement sur le chapitre concernant le rôle d'épurateur de l'eau, du sol et de l'air qui est prêté aux plantes du jardin... l'auteur n'y précise malheureusement pas l'origine des polluants.

Le chapitre suivant, sur le développement durable, est aussi intéressant car on y apprend que le jardinage c'est du développement durable, « puisqu'un jardin s'inscrit dans la durée ». C'est donc ça le développement durable ! : ce sont des choses qui durent (un peu comme les impôts, les guerres et la famine ? ) Mais trêve de sarcasme, c'est vrai, un jardin peu s'intégrer dans la logique du développement durable (c'est ce que je tente d'ailleurs de faire dans le zavajardin), mais je ne pense pas que l'utilisation de produits de synthèses, réducteurs de la biodiversité du sol et issus de ressources naturelles épuisables ne rentrent dans ce cadre. Sur ce point j'aurais aimé que Mr Bayer pousse plus loin ses explications, car j'ai peur qu'il y ai un malentendu sur la notion de développement durable.

Je termine là mes discussions sur ce sympathique docu-publicité, même s'il reste encore beaucoup à dire sur les propos qu'on peut y lire. J'invite juste Mr Bayer à lire les ouvrages passionnants des spécialistes reconnus de la biodiversité, de l'étude des sols et du développement durable, afin de parfaire ses connaissances qui me paraissent quelques peu lacunaires dans ces domaines. Ne serait-il pas regrettable de mal informer les consommateurs par pure ignorance ?

lundi, avril 27 2009

Ennemis, mais pas trop.

Ma ciboulette est traditionnellement victime d'un grands nombres de criocères qui y pondent leurs œufs dès le printemps. Ils donnent rapidement des larves assez peu ragoutante car elles se couvrent de leurs excréments pour se protéger.

Cette année les criocères sont au rendez-vous (c'est un joli coléoptère rouge assez amusant, car il émet un cri strident quand on le dérange), ils pondent bien comme d'habitude, mais bizarrement leurs œufs disparaissent rapidement. Est-ce dû à la présence d'un prédateur dans le BRF, qui dévore leurs pontes ? Est-ce un autre facteur ? Toujours est-il que cette année, ce formidable ravageur semble contenu.

Trop sec, le BRF dort

Il fait sec, voir très sec, depuis la fonte des neiges. J'ai l'impression que cela bloque le processus de décomposition du BRF qui reste à l'état de copeaux bien propres. La pluie arrive cette semaine, j'espère que cela va réveiller les copains champignons sensés décomposer tout cela.

Les patates arrivent

J'ai incorporé un bonne couche de BRF (mélange de plusieurs essences et légèrement pré composté) sur le sol fraichement labouré de mon champs. J'y ai aussitôt planté une centaine de plants de pommes de terre charlotte et rattes, entrecoupées de raies de maïs doux et de capucines. J'ai saupoudré le tout de vieilles graines d'œillets d'Inde récupérées il y a bien longtemps. Elle germeront... ou pas, peu importe. Pour terminer j'ai posé là dessus un paillis d'ortie fraichement coupées, dans l'idée d'apporter de l'azote et des minéraux à mes plantations. Je ne vais pas l'incorporer... il n'y a pas de raisons que ça nuise au processus d'enrichissement.

Dans la partie " historique " du potager j'ai semé des carottes. Mes semis de salades n'ont pas donné signe de vie. Les ais-je planté trop tôt ? Les graines, récupérées au fond de ma boite à semence étaient-elles trop anciennes ? Les limaces du BRF ont-elles tout dévoré ? Toujours est-il que nous avons repiqué 18 plants de salade « bio » achetés en jardinerie.

Ah labour, toujours labour !

Ça y est, le pâturage est labouré. Je prévoyais de récupérer une centaine de m2 sur le champs qui surplombe mon potager, mais la technologie en a décidé autrement. Le terrain étant sévèrement en pente, le paysans venu retourner la terre n'a pas osé s'aventurer bien haut. Là où un cheval tirant une charrue m'aurait sans doute retourné toute la surface, le tracteur moderne a du s'arrêter au bout de 4 sillons, sous peine de « culpesser » (se renverser en patois savoyard). Cela modère réduit fortement mes prévisions et je suis un peu déçu, mais si on ajoute cette surface à mon potager actuel et aux petits espaces que j'ai aménagé ici et là, cela représente pratiquement 70m2 de surface d'étude.

mardi, avril 7 2009

Voila de la vie !

Est-ce un hasard, le fruit de mes observations plus assidues ou -déjà- un signe d'enrichissement biologique ? Toujours est-il qu'il me semble avoir observé plus d'animaux dans mon jardin que les années précédentes. Ainsi, en quelques semaines j'ai pu observer : - une hermine qui arpente régulièrement mon arpent à la recherche de ses proies (campagnols, mulots, oisillons...) - un torcol fourmilier, assez peu commun, qui s'est délecté pendant de longues minutes des fourmis de mon potager; - une dame triton alpestre qui s'est invité dans mon « bassin » (un gros tonneau de plastique coupé en deux et enterré dans ma pelouse, avec un nénuphar et des jonc) et qui semble attendre avec patience le passage d'un mâle; - une variété étonnante d'oiseaux en tout genre que je n'observais généralement qu'en hiver durant le nourrissage.

C'est parti !

J'ai semé mes premières salades directement en pleine terre, sur une parcelle BRFisée à l'automne dernier. Je les abrite la nuit et les jours froids sous un voile d'hivernage. J'ai également planté des échalotes et des oignons sur une parcelle retournée à l'automne dernier et couverte de BRF ce printemps. Outre des fleurs, j'ai installé quelques vivaces alimentaires - Du romarin que je suis obligé de le cultiver en annuel car les hivers rigoureux lui sont systématiquement fatals; - Une rhubarbe car l'ancienne ne semble pas vouloir ressortir. Est-ce trop tôt ou bien n'a t-elle pas supporté l'hiver ou les campagnols? - Un laurier sauce qui, je l'espère, se portera mieux que les anciennes tentatives qui n'ont rien donné avec cet arbuste. Pour cette fois je tente avec du BRF et une exposition différente; - Un noisetier pourpre. Il viendra compléter les récoltes forts aléatoires de noisettes sauvages qui poussent dans les haies avoisinantes; - Des fraisiers « mara des bois ». Ils sont destinés à remplacer mes anciens fraisiers (de variété inconnue) qui squattent la moitié de mon potager depuis quatre ans. Je conserverai les anciens jus qu'après leur fructification puis je les arracherai pour libérer de la place. J'ai planté les nouveaux à deux endroits. Sous un pommier traité l'automne dernier au BRF et sur ma butte de BRF pur. Je n'arracherai les anciens plants que lorsque je serai sûr de la pérennité des nouveaux;

Le sol se réveille enfin !

Mes craintes d'avoir définitivement éloigné les vers de terre en mélangeant de la sauge à mon BRF sont éloignées. En plantant quelques vivaces je constate avec joie que le sol est gorgé de vers. Ils s'étaient sans doute enfouis profondément pendant l'hiver et son désormais remontés à la surface. Le sol s'anime doucement d'une vie riche et variée. Outre les micro-organismes invisibles qui sont sans doute présents en grande quantité, je constate la présence d'une grande variété d'insectes et d'arthropodes. Certains forts communs tels les fourmis, les gendarmes ou les araignées chasseuses (pardosa amentata), mais aussi des animaux que j'avais jusqu'à maintenant rarement l'occasion d'observer. Je trouve en particulier un grand nombre de gros acariens rouges prédateurs, c'est sans doute le signe d'une grande quantité de « gibier ». les hyphes fongiques (champignons) sont moins présents qu'aux premiers jours du dégel, mais le sol s'est considérablement asséché en surface. Ma butte de pur BRF ne se composte par rapidement, du moins pas assez à mon goût. Elle est cependant complètement colonisée par du mycélium blanc, mais le processus de décomposition semble long à se mettre en route.

dimanche, mars 15 2009

C'est en se trompant qu'on apprend

Ça pousse ! Premières fontes de neige, et première observations. Après plusieurs mois passés sous la neige, en particulier dans la rocaille, mais aussi autour de mes fruitiers, le BRF est déjà largement colonisé par le mycélium. C'est une bonne nouvelle, cela veut dire que le processus de colonisation est déjà bien entamé et que la faim d'azote (disparition temporaire de l'azote, qui est consommé par les champignons suite à l'installation du BRF) devrait rapidement se terminer. Je prévois quand même un épandage d'azote, surement sous forme d'orties broyées ou de fumier, juste avant les première plantations.

Première grosse erreur ! Les verres de terre semblent fortement apprécier le BRF. Il suffit de soulever un peu la surface pour les y voir en abondance. Mais bizarrement, à certains endroits (la rocaille, le pied de certains arbres...) ils sont pratiquement absents. J'ai trouvé l'explication dans le livre sur le BRF : les verres de terre détestent la sauge et, par malchance, lorsque j'ai épandu mon premier BRF à l'automne dernier, j'avais pris l'initiative d'y mélanger des déchets verts pour compenser la faim d'azote. Et bien entendu, le seul déchets vert dont je disposais à l'époque, c'était des coupes de buissons de sauge ! Les feuilles de sauge étant particulièrement coriaces, elles sont restées intact cet hiver, et encore aujourd'hui leurs fragments sont encore très parfumés. La meilleure solution me semble d'attendre que la sauge soit suffisamment décomposée pour ne plus repousser les verre de terre. En attendant je profite des bienfaits du BRF, mais sans un de leur principal acteur.

Pas de panique, pas de panique !!!

Tous les arbustes bourgeonnent et les vivaces sortent doucement le bout de leur nez dehors. Les plantes à bulbes émergent, ainsi que les anémones, les alchémilles et le sédum. Pas de panique cependant, l'hiver est loin d'être terminée et de sévères gelée et des chutes de neige sont encore possibles. J'ai donc juste lancé mes semis de piments dans la chaleur de ma cuisine.

Pour l'instant la seule chose que je cultive intensément, c'est mon sol.

Le BRF est en route

En brassant hier le vieux tas de BRF commencé en novembre dernier, j'ai constaté deux phénomènes intéressants : Une partie du tas est envahie par du mycélium blanc qui forme de gros agrégats. Cela semble montrer que le long stockage au froid hivernal ne s'est pas accompagné de compostage intensif et n'a pas empêché la colonisation par le mycélium. C'est parfait, cela me permet de bénéficier de BRF «mure» pour le potager; La neige emprisonnée au cours des différentes chutes, entrecoupées de remises à niveau du tas, est restée intacte à l'intérieur. Le BRF semble donc être un excellent isolant thermique, ce qui n'est pas sans poser problème dans ma région où le sol tarde à se réchauffer au printemps. L'incorporation me semble donc indispensable pour contourner ce problème.

Travaux de printemps

BRF par ci, BRF par là... Hier j'ai encore reçu plusieurs mètres cubes de BRF. Du bouleau et de l'érable fraichement broyés. Voyant qu'il fermentait à vitesse grand V (la température au cœur du tas était déjà très élevée le lendemain matin), j'ai décidé de l'épandre aujourd'hui en paillage. J'ai donc mis ce BRF frais sur : un massif de vivaces de mi-ombre (hostas, alchémille, pervenche bleue...); la partie supérieure du potager, plantée de fraisiers encore recouverts de neige; une rangée de framboisiers, l'autre rangée restant nue pour comparaison; les jeunes arbres fruitiers (poirier, cerisier et pommier) plantés l'automne dernier sur un terrain particulièrement pauvre; une partie du potager bêchée et désherbée à l'automne dernier. Pour cette partie c'est une erreur, j'enlèverai ce jeune BRF rapidement (c'est assez simple car il est sur la neige) pour le remplacer par du vieux BRF issu de mon premier tas (voir ci dessous) quelques arbustes fruitiers (cassissiers, groseilliers, groseilles à maquereau), mais pas tous, pour pouvoir comparer. Mon jardin ressemble doucement à un vaste espace de BRF qui, s'il tient toutes les promesses de ce nouveau style de culture, devrait rapidement se couvrir d'une verdure intense.

La butte expérimentale J'ai tellement de BRF que j'ai décidé de mener une expérience encore jamais tentée (du moins pas à ma connaissance). J'ai installé une butte d'un peu plus d'un mètre carré, uniquement composée de BRF, sans un gramme de terre. Autour d'un treillis de branches de tilleul j'ai versé environ 25cm de BRF. Une grosse couche de BRF frais sur le fond et une fine couche de BRF mure sur le dessus. Le but étant d'obtenir un compostage à froid de la couche inférieure, tandis que la couche supérieure se colonisera de champignons et des organisme habituel du BRF. Je compte y repiquer des plantes dans quelques semaines (1 mois je pense). Je commencerai par des fraisiers, puis des haricots grimpants (peu gourmands en azote) et des poireaux. Qui vivra verra...

Compost à l'abri

Mon tas de compost ménagé est gorgé d'eau et gelé en profondeur. Impossible de le brasser pour l'aérer. Pour éviter le pourrissement anaérobie qui le rendrait plus toxique que bénéfique, j'ai décidé de le protéger partiellement de la pluie. J'ai donc construis un abri très sommaire avec une bâche en plastique qui devrait limiter (mais pas supprimer) les pluies printanières sur le tas.

jeudi, janvier 1 2009

Pour situer le zavajardin

Le zavajardin se trouve en Haute-Savoie, au nord des Alpes françaises. Il est situé à 700m d'attitude, orienté à l'ouest, sur un massif calcaire.

Le manque d'eau n'est pas spécialement un problème dans la région, au contraire, c'est plutôt sont abondance et les température fraiches toute l'année qui pourraient nuire aux plantations. Bien entendu il est gelé et couvert de neige une grande partie de l'hiver, et le réchauffement au printemps est parfois bien long à venir. C'est une région d'agriculture traditionnelle de montagne. Un peu l'élevage bovin, mais pratiquement pas de cultures, donc a priori peu de pesticides aux alentours. Jusqu'à maintenant, et depuis quelques siècles (?) le potager était cultivé de manière traditionnel. On y déversait force fumier et parfois quelques granulés d'engrais chimiques chaque printemps. Pas d'insecticides, sinon des granulés contre les limaces qui apprécient une région aussi humide.

On n'y cultive rarement des fruits et légumes du « sud ». Les tomates sont rarement abondantes et les aubergines n'ont pas le temps d'y murir. L'hiver, le romarin, même protégé dans une rocaille, gèle, et les lavandes survivent rarement plus de trois hivers. C'est un pays d'arbres fruitiers, de salades, choux, carottes et épinards, qui ne redoutent pas un bon coup de froid au mois de juillet.

Bref, ça n'est pas une terre et un climats ingrats, mais qui ne les connait pas peut s'attendre à bien des déconvenues.

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