Zavajardin

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jeudi, juillet 29 2010

Mes compagnons les campagnols

L'année dernières, les limaces qui semblent se plaire énormément dans le BRF, n'ont laissé aucune chance à mes semis. Bien aidé par l'agrochimie lourde (des granulés) Je croyais m'être débarrassé des ravageurs qui mettent en péril la survie de ma famille (heureusement, nous sommes sauvés, le supermarché n'est pas trop loin).

Pensez-vous ! Cette fois ce sont les campagnols qui attaquent ! Résultats :

  • sur 30 pieds de poireaux repiqués, il en reste aujourd'hui 5.
  • mes carottes, dont les semis ont courageusement résistés aux limaces et à un printemps très frais, ressemblent aujourd'hui à ça :

  • mes patates ingénieusement cachées sous du BRF ? Une catastrophe ! L'année dernière j'ai tiré 70 kg. Cette année, sur la même surface j'ignore si j'arriverai à en faire le cinquième. Voici à quoi ressemblent la majorité des pieds, après le passage de sieur campagnol.

  • Je déplore également la disparition de quelques oignons (50% à vue de nez)

Bref, c'est l'hécatombe, la Bérézina, la retraite de Russie, l'hiver sera long et la famine sévère.

Il est vrai que certains facteurs ont pu jouer en ma défaveur.

  • Le fauchage tardif du champs bordant le potager, a offert un abri sûr aux rongeurs, habituellement plus exposés aux renards, chats et rapaces.
  • Le BRF posé en paillage sur mes patates s'est sans doute avéré plus facile à conquérir que si je l'avais incorporé.
  • Mon inefficacité (et in-assiduité) à poser des pièges efficacement.

Cette fois, je ne compterai par sur l'agro-chimie pour sauver ma récolte. Un peu de poison serait sans doute efficace, mais il est hors de questions que je mette en péril toute une chaîne alimentaire pour me débarrasser de cet ennemi. La meilleure solution reste l'acquisition d'un chat, mais, outre une allergie de ma fille à ses poils, je lui reproche de ne pas faire de distinction entre les campagnols, les passereaux, les lézards, et à peu près tous ce qui bouge dans un jardin.

J'en reste là pour l'instant. Je constate les dégats dans une grande impuissance.

Vos idées et suggestions sont les bienvenues...

samedi, juin 19 2010

Un temps de limace !

Le printemps se termine après-demain et on peut déjà dire qu'il a été globalement pourri.
Aujourd'hui, 19 juin, il fait 11°c et il pleut.

Rien ne pousse vraiment dans le jardin. Tout stagne dans une torpeur glaciale et humide, prêt à démarrer aux première chaleurs.

Il est cependant des être vivants qui profitent de cette situation : les limaces. Cette année encore elles sont nombreuses, ne laissant aucune chance aux jeunes semis et aux plantes fraichement repiquées.

J'ai testé les méthode de lutte naturelles (cendres, coquilles d'oeufs, bière...), mais ces remèdes se sont montrés bien trop léger face à l'ampleur des attaques. Les limaces sont partout, par centaines, voir milliers, et j'ai constaté avec horreur qu'elles se déplacent aussi bien sur que dans le sol (merci le BRF!).

Elles se sont attaquées en force à mes oignons, mes salades, mes potimarrons, mes courgettes, mes tomates, mes poireaux.... bref, tout y est passé, avec des dégâts souvent létaux pour les plantes.

Aussi, à mon grand regret j'ai du épandre une grande quantité de granules ("utilisables en agriculture biologique" dit le sachet). L'attaque est ainsi contenue, mais seule un peu de chaleur permettra à mes plantes de pousser pour enfin échapper à l'ennemi. Sans cela, j'ai peur que tout soit perdu rapidement pour cette année.

Dans ces circonstance je repense à nos ancêtres, qui tirait leur subsistance de leur potagers et qui ne connaissaient ni les granulés, ni les rayons bien fournis de nos supermarchés. Ce qui est pour nous un simple désagrément, était parfois synonyme de mort pour eux. Hommage leur soit rendu.

jeudi, mai 27 2010

Prairie (re)fleurie

J'évoquais dans un billet précédent l'appauvrissement de la flore de nos champs. Il n'y a pas plus de dix ans, dans le pré qui borde mon jardin, je trouvais à la belle saison des coquelicots, du sainfoin, des campanules, des bleuets... Aujourd'hui toutes ces couleurs ont disparues de mon champs. Seules quelques renoncules et des salsifis des près parsèment de touches jaunes un grand espace d'herbe maigrelette.
Je suis persuadé que cet appauvrissement biologique est dû aux fenaisons de plus en plus précoces qu'effectue mon néanmoins sympathique voisin. Aussi mon sang n'a fait qu'un tour la semaine dernière, lorsque je l'ai vu attaquer le fauchage de la parcelle (nous étions mi-mai!!).
Mon voisin est un type fort sympathique, qui me rend bien service en entretenant ces quelques ares d'herbe gracieusement, mais il est aussi un bon paysan traditionnel, à qui j'aurais été bien en peine d'expliquer toutes mes histoires de biodiversité et de survie des abeilles. D'ailleurs pour lui, s'il n'y a plus de fleurs dans les champs, c'est la faute aux abeilles qui ne butinent plus (alors que personnellement je suis persuadé du contraire : si les abeilles ne butinent plus c'est parce qu'il n'y a plus de fleurs).
Bref, j'étais bien embêté et j'ai dû mentir pour lui faire lâcher prise. J'ai arrêté son tracteur et je lui ai expliqué que j'allais prendre en pension quelques lapins qui auront besoin de foin frais. Il a vite proposé de laisser en l'état une grosse partie de la parcelle, pour que je garde l'herbe. Du coup il m'a laissé environ 200m2 de champs, que je devrai faucher à la main... dès que les fleurs auront grainé et que j'aurai appris à utiliser une faux.
Déjà je vois des marguerites, des trèfles et du lotier prospérer. Avec un peu de chance j'y trouverai d'autres fleurs sauvages avant de tout couper vers fin juin.
J'imagine bien que les coquelicots et les sainfoins ne reviendront pas de sitôt, mais durant mes footing dans la campagne environnante, j'ai déjà repéré quelques champs riches en fleurs sauvages (sans doutes fauchés tardivement, eux) où je compte aller m'approvisionner en graines quand le moment sera venu. Tout cela est un brin artificiel certes, mais je n'ai pas la patience d'attendre des années que les fleurs reviennent d'elles même.
Dernier inconvénient, et non des moindres : pour ne pas perdre définitivement toute crédibilité auprès du monde paysan, je dois maintenant me lancer dans l'élevage de lapins. Et ça, ça n'était pas du tout prévu au programme !

mardi, mai 11 2010

Tomates au chaud, en attendant le (vrai) printemps

Le mois de mai n'en finit pas d'être hivernal. Le matin les températures décollent difficilement au dessus de 5°c. Les tomates semées il y a un mois se trouvaient trop à l'étroit dans leur caissette, mais impossible de les repiquer en pleine terre, sous peine de les voir mourir de froid. J'ai donc entrepris un mini sauvetage en repiquant les plus jolis pieds dans de gros pots achetés à vil prix. Dans un mélange de terreau, terre de jardin (merci aux taupes pour le coup de main!) et fumier de poules, elles attendent les beaux jours, bien au chaud vers le radiateur, avant de migrer le long du mur sud de ma maison.

Pourvu que ça ne dure pas.

Mise à jour du 27 mai : La météo plus clémente m'a enfin permis de sortir les tomates au soleil. Après des semaines de pénombre dans la maison, elles ont toute brulé aux premiers rayons du soleil. Les feuilles sont mortes, il ne reste que les tiges.
J'ai donc racheté six pieds de tomates standard au marché
C'est en se trompant qu'on apprend....

dimanche, mai 9 2010

L'idée a fait son chemin

L'idée n'est pas nouvelle, mais les discussions avec un apiculteur sont venues à bout de mes dernières réticences. Au chapitre des nombreuses menaces qui pèsent sur nos abeilles, l'une des plus importante est la perte de qualité dans leur alimentation. Les abeilles françaises meurent -entre autres- de faim !

C'est sans doute un peu la faute à nos paysans, qui coupent leur foin trop tôt, avant que les fleurs à nectar aient le temps de mûrir. J'ai le souvenir, dans mon enfance, de champs moissonnés couverts de fleurs sauvages. Maintenant nos champs sont juste de jolis gazons, tondus plusieurs fois par an pour assurer plus de fourrage aux bêtes l'hiver.

Ainsi donc ais-je entrepris de participer, à ma microscopique échelle, à la conservation des herbes sauvages qui poussent dans nos champs. Pour cela je reprends à la maison une technique déjà vue ailleurs : le fauchage tardif. Désormais, au lieu de couper proprement mon gazon plusieurs fois pas mois, je laisse pousser les herbes sauvages que je couperai en automne. Je leur laisse ainsi le temps de "grainer". J'entretiens également la vie sauvage, en offrant un abri aux divers insectes qui y logent et s'y nourrissent.

Bien entendu il a fallut garder des passage dégagés pour accéder aux balançoires des enfants, aux fil à pendre le linge et à mon tas de compost au fond du jardin. Pour cela j'ai crée des "chemins" que j'entretiendrai avec ma tondeuse.


Les enfants ont immédiatement trouvé amusant de marcher sur ces chemins. Bien entendu il y a toujours des grincheux qui trouvent que ma pelouse ainsi non-entretenue "fait sale", ou qui ne considèrent ma démarche que comme un signe de paresse.

Tant pis, les abeilles qui nichent dans le gros tilleul à quelques pas de là me remercieront sans doute.

jeudi, avril 22 2010

Les patates sont lachées !!

Enfin, je suis de retour dans le jardin. Il faut dire qu'ici, en Haute-Savoie, il se passe de longs mois où le gel et la neige empêche toute intervention.

Un ami paysagiste m'a donné 'un peu' de BRF il y a une semaine (en échange de cours de maths à son fiston) J'en ai donc profité pour jardiner un peu hier.

J'ai donc commencé à planter mes patates. Je les ai mise au même endroit que l'année dernière : une parcelle de 2,5m x 12m que j'avais fait labourer par mon voisin agriculteur et enrichis au BRF. Cette année point de tracteur. J'ai investi dans une grelinette ! Sur la bande supérieure j'ai rechargé avec du BRF frais et ajouté quelques brouettes de fumier de vache (piquées à mon voisin également). J'y ai planté hier des oignons et semé des carottes... en attendant d'autres choses.

Sur la partie inférieure, j'ai planté mes patates. Pas de fumier pour elles. Il les fait bien grossir, mais sa richesse en azote les rend moins durable à conserver. Je préfère des patates 'moyennes' qui se conservent tout l'hiver, plutôt que de gros tubercules qui vont être fichus dès novembre.

La recette des patates au BRF est assez simple : - Désherbage à la main
Rapide car j'avais peu de plantes indésirables et le BRF de l'année dernière a laissé la terre très meuble.
- Grelinettage
- Lâchage de poules pendant 45 minutes, le temps de casser les dernières mottes, niveler et nettoyer le terrain

Il faut savoir que les poules ont deux grandes passions dans la vie :
1 : Gratter :
2 : Manger :
C'est très pratique pour préparer la terre d'un jardin, et en plus elles lâchent volontiers quelques crottes qui viendront enrichir le sol.
- Pose des patates sur la terre

Attention : s'attendre à des remarques désobligeantes de votre entourage !
Ce mode de plantage est une hérésie pour tous les jardiniers/paysans !!
J'ai planté des rattes et des charlottes qui me restaient de l'année dernière.J'y ai ajouté 25 pieds d'Agata et quelques pied de jesaispasquoi qu'il me restait, excellentes, mais dont j'ai perdu le nom.
- Recouvrage avec une bonne dose de BRF frais. Pour l'instant j'ai mis environ 5-10 cm, j'en rajouterai plus si j'estime que c'est nécessaire.
- Arrosage avec l'eau de ma source, parce que le printemps est très sec cette année.

Si tout se passe bien, dans 100 jours on écarte le BRF et on récupère de belles et bonnes pommes de terre.

Une vue d'ensemble du jardin pour résumer.

De gauche à droite sur la photo :
- les tas de BRF près à être étalés et/ou incorporés;
- la moitié de la parcelle enrichie au fumier de vache et au brf frais;
- le chemin pour passer un milieu;
- la moitié réservée aux patates en cours de travail (premier plan : plantation terminée, deuxième plan : 'poulage' du terrain;
- une clôture volontairement laissée 'sauvage' (framboisiers, orties et plein d'herbes folles qui vont grandir) pour servir d'abris aux auxiliaires.

Outre cette parcelle relativement nouvelle, j'ai encore le potager 'historique' de la maison, dans lequel je fais plein de tests de d'utilisation de compost, de fumier et de brf. Je vous en parlerai plus longuement une prochaine fois.

Dans 100 jours on écarte le BRF et on récupère de belles et bonnes pommes de terre.

jeudi, août 27 2009

Pommes de terre sous paillis de BRF

J'ai récolté ier soir ma micro-culture de pomme de terres sous un paillis de BRF.

En mai j'avais posé à même le sol une dizaines de pommes de terres germées sous un paillis d'environ 20 cm de BRF précomposté. La récolte s'en est trouvée grandement facilitée. Je n'ai eu qu'à écarter le BRF pour ramasser les tubercules. J'ai été très surpris par la tailles des tubercules. Ils sont énormes (680g pour la plus grosse patate) et de forme biscornue. Cela est sans doute la conséquence de leur croissance dans le tas de BRF très meuble. Après la récolte, j'ai récuperé une terre melée de BRF bien décomposé, qui m'a semblée profonde et riche.

Devant cette réussite, j'ai décidé de restester ce concept l'année prochaine, mais à plus grande échelle.

Méfiance cependant : cette année tout le monde dans ma région semble surpris de l'abondance de patates. C'est la conséquences de conditions climatiques propices. Difficile dans ces conditions d'attribuer la réussite de mes cultures au BRF.

Seule une experimentation sur plusieurs années me permettra de tirer des conclusions valides.

lundi, août 17 2009

Mois de cocagne

Le mois d'août est formidable. C'est le mois de toutes les récoltes, au potager comme dans la nature. Et cette année, la nature nous a gâté ! En deux semaines j'ai arraché 70kg de patates, récolté 2kg de myrtilles sauvages et 5kg de mûres, cueilli mes premières tomates (enfin !) et des courgettes comme s'il en pleuvait, j'ai cueillit de la menthe sauvage, de la mélisse, de l'origan, du millepertuis et de la tanaisie, j'ai remplit plusieurs cagettes de pommes et ramassé les premières mirabelles de mon jeune arbre. Bref, la nature se montre généreuse et les cultures "ratées" sont vites oubliées par la profusion de celles qui ont réussi. Le rythme va rester soutenu encore qulques semaines, avec l'arrivée des champignons, des prunes, des noisettes et noix, des dernière pommes et des premières poires, puis des courges. Ensuite, épuisée par ce sprint final, la nature va gentiment se rendormir en attendant les beaux jours.

BRF et pommes de terre

Après de longues semaines d'attente j'ai enfin arraché mes pommes de terres. Est-ce l'effet du BRF ou des conditions météos clémentes ? toujours est-il que la récolte fut excellente. 70 kg pour environ 25 m2 de culture. Le plus étonnant sont les rattes (16kg) dont je dois avouer n'avoir jamais vu des pieds aussi chargés.

Quant à la terre, elle semble avoir bien profité du BRF. Elle est légère, riche en humus et agréable a travailler. J'ai aussitôt replanter poireaux, épinards et choux, pour ne pas laisser le terrain vide.

lundi, mai 25 2009

Trois fois par jour



Depuis lundi, trois poulettes viennent d'intégrer notre foyer (enfin plus exactement le poulailler au fond de la cour).

Pour l'instant tout se passe plutôt bien, sauf que j'ai du mal, voir même beaucoup de mal, à trouver des aliments pour poules bio.

En attendant d'en trouver, et pour qu'elles ne meurent pas de faim, j'ai commandé 75kg d'aliments non bio.

Mon poulailler semble leur convenir, même si elles rechignent un peu plus chaque soir à y rentrer. Au début elles refusaient d'en sortir, mais maintenant elles semblent avoir pris goût à la liberté de leur enclos.

Au chapite des erreurs de conception, je me suis rendu compte que l'enclos, situé plein sud contre un mur, est pratiquement totalement dépourvu d'ombre. Pour préserver ces pauvres bêtes de la ccanicule de ces derniers jours, je leur ai installé un parasol, mais il faut absolument que je trouve une solution plus durable... et esthétique.

Les enfants sont ravis, ils passent leur temps dans l'enclos à les caresser/nourrir/regarder vivre. Tant qu'ils n'attrapent pas la grippe aviaire et ne ramènent pas trop de crottes collées sous les chaussures je laisse faire (c'est hallucinant comme ça crotte tout le temps un poule !).

Pas bête, il y en a déjà une qui a compris que même les poules peuvent voler. Elle s'est donc fait deux fois la belle par dessus le grillage (1m60 de haut). Heureusement, c'est la seule que l'on peut attraper facilement. Je l'ai donc re-incarcéré manu-militari et j'ai réhaussé l'enclos de 50 cm. Si ça ne suffit pas, je prendrai des mesures coercitives (coupage des plumes des ailes).

Elles sont très jeunes et ne pondent pas beaucoup (j'ai récolté un seul oeuf par jour jusqu'à maintenant), mais déjà je m'interroge : à plein régime, pendant la belle-saison, elles devraient pondre chacune un oeuf par jour. Soit 3 oeufs par jour, 21 par semaine, 90 par mois...

C'est un apport culinaire et diététique non négligeable, mais à ce rythme comment vais-je écouler toute la production ?

Mes voisins (une dizaine de poules pour une famille de 5) sont déjà submergés. Ils nous donnent régulièrement des douzaines d'oeufs dont ils ne savent pas quoi faire. Aussi, avec nos poules il faut que je mette en place :

- une filière de distribution des excedents dans notre entourage;

- un régime alimentaire de la famille un peu plus orienté vers les oeufs.

J'espère qu'ainsi nous ne gaspillerons pas un seul de ces trésors !

lundi, mai 18 2009

Abri à tomates

C'est mainteant un fait acquis : qui veut de belles tomates en Haute-savoie, doit leur construire une maison.
C'est vrai, depuis la canicule de 2003 où elles étaient magnifiques, je n'ai pas réussi à obtenir de jolies tomates comme on en trouve dans les jardins du midi.
Chaque année les étés sont marquées par une période de froid et de pluie plus ou moins longue, qui anéantit tous nos espoirs de récoltes abondantes.

Aussi, cette année, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes, en deux temps.

1- culture de variétés de tomates résistantes au froid.
J'ai choisi des tomates russes et sibériennes, achétées en graines chez Kokopelli. Je les cultiverai dans une partie du jardin traitée avec du BRF et enrichie de quelques poignées de fumier de cheval (mais pas trop, sinon ça brule tout).

2- fabrication d'un abri contre la pluie et le vents.
Toujours dans un souci d'économie j'ai opté pour un chassis en branches de noisetiers, récupérées dans une de mes ahies lors d'une élagage, et une bâche en plastique récupérée dans une décheterie des environs.
L'ensemble ne paye pas de mine, mais il a bien résisté à la pluie et aux coups de vents de cette nuit. J'espère qu'il résistera jusqu'en octobre.

Poulailler fait maison

Cela faisait un moment que je nous avions en projet d'accueillir quelques poules chez nous, pour nous fournir en oeufs frais.

J'ai rapidement trouvé un espace à leur consacrer, espace que j'ai cloturé avec du grillage d'un mètre cinquante de haut.

Restait la maison des poules : le poullailler.
Là je me suis rapidement rendu compte que j'avais le choix entre des poulaillers "tout fait" à des prix exhorbitants (compter 300€ pour un truc tout simple),ou bien je devais le fabriquer moi même.

Après un -très- rapide calcul de rentabilité, j'ai décidé de fabriquer moi même la chose.

Radin jusqu'au bout, je l'ai fabriqué uniquement à partir de morceaux de bois de récupération, glanés dans les environs. Le plus gros investissement ayant été une boite de vis et de la toile goudronnée pour étanchéifier le toit.

Au final il m'a couté environ 30€ et deux journées de travail (mais je suis très lent).

Les "pilotis"' sont des poutres d'épicéa, le plancher est une porte de grange découpée, les murs sont en plateaux de merisier et la toiture en lambris. Les charnières des portes sont des pneus de vélo. J'ai garni le fond de paille récupérée chez mon voisin paysans et j'y ai placé quelques poignées de tanaisie séchée qui devraient tenir éloignées les vermines.

La protection contre l'humidité n'est pas primordiale ici car il se trouve sous une large avancée de toit et il repose sur un lit de cailloux bien drainé. Seules les rares grosses pluies venteuses vont l'atteindre.

Voici le résultat :

lundi, mai 4 2009

Culture traditionnelle : 1 BRF : 0

Les premiers résultats de culture sur BRF arrivent doucement.

Les radis plantés sur le sol nu, retourné à l'automne, sont bien plus nombreux et vigoureux que ceux effectués sur la partie traitée avec du BRF incorporé. Je manque d'explications sur ce point, mais je pense que le réchauffement plus lent du sol « BRFisé » y est pour beaucoup. Pour en avoir le coeur net je retenterai des semis de radis losrque le sol sera un peu plus réchauffé.

Publicité Bayer

J'ai récupéré, à la caisse de Bricomarché, un joli dépliant publicitaire de la marque Bayer, intitulé « Guide Fruits et Légumes «  et sous-titré « Bayer jardin, prend soin de mon jardin ». Le guide en question répertorie les 25 produits de la gamme Bayer Jardin dans un joli poster, et explique leurs compositions et leur mode d'utilisation dans le jardin.

Loin de moi l'idée que ces produits soient dangereux pour la santé et l'environnement, même si les innombrables précautions d'emplois données par l'auteur parleront d'elles même au lecteur attentif, Cependant je lis dans ce fascicule quelques phrases qui, à mon sens, sont sujette à discussion.

Je cite : « Grâce au jardin, vous participez à l'équilibre et la conservation de la biodiversité ». Là je suis d'accord, l'utilisation de variétés de légumes anciennes participe à la conservation de la diversités génétiques. Malheureusement, ce que Mr Bayer ne sait peut-être pas, c'est qu'aujourd'hui un grande majorité des espèces cultivées dans les potagers (et les champs de nos paysans) sont des hybrides issus de laboratoires, incapables de se reproduire naturellement et donc de transmettre leurs gènes. Le rôle de conservatoire de la biodiversité de nos potager en prend donc un coup.

Je poursuis la lecture : « ...le jardin joue un rôle majeur puisqu'il crée un espace de vie végétale dans des zones où il n'en existe parfois que très peu ». Certes, remplacer un green de golf par un potager va faire exploser la biodiversité, mais dans le cas d'une pelouse sauvage je doute que l'on retrouve autant d'espèces différentes au m2 dans nos alignements de salades. Et je ne parle ici que des plantes « supérieures », car diverses études ont montré que les sols des jardins traités aux pesticides et aux engrais de synthèses présentent une biodiversité tendant vers le zéro absolu. Il semble que les millions d'espèces d'organismes vivants dans notre sol ne résistent pas longtemps à ces produits. Et notre « espace de vie végétale », conservatoire de la biodiversité, en prends encore un gros coup.

Je passe rapidement sur le chapitre concernant le rôle d'épurateur de l'eau, du sol et de l'air qui est prêté aux plantes du jardin... l'auteur n'y précise malheureusement pas l'origine des polluants.

Le chapitre suivant, sur le développement durable, est aussi intéressant car on y apprend que le jardinage c'est du développement durable, « puisqu'un jardin s'inscrit dans la durée ». C'est donc ça le développement durable ! : ce sont des choses qui durent (un peu comme les impôts, les guerres et la famine ? ) Mais trêve de sarcasme, c'est vrai, un jardin peu s'intégrer dans la logique du développement durable (c'est ce que je tente d'ailleurs de faire dans le zavajardin), mais je ne pense pas que l'utilisation de produits de synthèses, réducteurs de la biodiversité du sol et issus de ressources naturelles épuisables ne rentrent dans ce cadre. Sur ce point j'aurais aimé que Mr Bayer pousse plus loin ses explications, car j'ai peur qu'il y ai un malentendu sur la notion de développement durable.

Je termine là mes discussions sur ce sympathique docu-publicité, même s'il reste encore beaucoup à dire sur les propos qu'on peut y lire. J'invite juste Mr Bayer à lire les ouvrages passionnants des spécialistes reconnus de la biodiversité, de l'étude des sols et du développement durable, afin de parfaire ses connaissances qui me paraissent quelques peu lacunaires dans ces domaines. Ne serait-il pas regrettable de mal informer les consommateurs par pure ignorance ?

lundi, avril 27 2009

Ennemis, mais pas trop.

Ma ciboulette est traditionnellement victime d'un grands nombres de criocères qui y pondent leurs œufs dès le printemps. Ils donnent rapidement des larves assez peu ragoutante car elles se couvrent de leurs excréments pour se protéger.

Cette année les criocères sont au rendez-vous (c'est un joli coléoptère rouge assez amusant, car il émet un cri strident quand on le dérange), ils pondent bien comme d'habitude, mais bizarrement leurs œufs disparaissent rapidement. Est-ce dû à la présence d'un prédateur dans le BRF, qui dévore leurs pontes ? Est-ce un autre facteur ? Toujours est-il que cette année, ce formidable ravageur semble contenu.

Trop sec, le BRF dort

Il fait sec, voir très sec, depuis la fonte des neiges. J'ai l'impression que cela bloque le processus de décomposition du BRF qui reste à l'état de copeaux bien propres. La pluie arrive cette semaine, j'espère que cela va réveiller les copains champignons sensés décomposer tout cela.

Les patates arrivent

J'ai incorporé un bonne couche de BRF (mélange de plusieurs essences et légèrement pré composté) sur le sol fraichement labouré de mon champs. J'y ai aussitôt planté une centaine de plants de pommes de terre charlotte et rattes, entrecoupées de raies de maïs doux et de capucines. J'ai saupoudré le tout de vieilles graines d'œillets d'Inde récupérées il y a bien longtemps. Elle germeront... ou pas, peu importe. Pour terminer j'ai posé là dessus un paillis d'ortie fraichement coupées, dans l'idée d'apporter de l'azote et des minéraux à mes plantations. Je ne vais pas l'incorporer... il n'y a pas de raisons que ça nuise au processus d'enrichissement.

Dans la partie " historique " du potager j'ai semé des carottes. Mes semis de salades n'ont pas donné signe de vie. Les ais-je planté trop tôt ? Les graines, récupérées au fond de ma boite à semence étaient-elles trop anciennes ? Les limaces du BRF ont-elles tout dévoré ? Toujours est-il que nous avons repiqué 18 plants de salade « bio » achetés en jardinerie.

Ah labour, toujours labour !

Ça y est, le pâturage est labouré. Je prévoyais de récupérer une centaine de m2 sur le champs qui surplombe mon potager, mais la technologie en a décidé autrement. Le terrain étant sévèrement en pente, le paysans venu retourner la terre n'a pas osé s'aventurer bien haut. Là où un cheval tirant une charrue m'aurait sans doute retourné toute la surface, le tracteur moderne a du s'arrêter au bout de 4 sillons, sous peine de « culpesser » (se renverser en patois savoyard). Cela modère fortement mes prévisions et je suis un peu déçu, mais si on ajoute cette surface à mon potager actuel et aux petits espaces que j'ai aménagé ici et là, cela représente pratiquement 70m2 de surface d'étude.

mardi, avril 7 2009

Voila de la vie !

Est-ce un hasard, le fruit de mes observations plus assidues ou -déjà- un signe d'enrichissement biologique ? Toujours est-il qu'il me semble avoir observé plus d'animaux dans mon jardin que les années précédentes. Ainsi, en quelques semaines j'ai pu observer : - une hermine qui arpente régulièrement mon arpent à la recherche de ses proies (campagnols, mulots, oisillons...) - un torcol fourmilier, assez peu commun, qui s'est délecté pendant de longues minutes des fourmis de mon potager; - une dame triton alpestre qui s'est invité dans mon « bassin » (un gros tonneau de plastique coupé en deux et enterré dans ma pelouse, avec un nénuphar et des jonc) et qui semble attendre avec patience le passage d'un mâle; - une variété étonnante d'oiseaux en tout genre que je n'observais généralement qu'en hiver durant le nourrissage.

C'est parti !

J'ai semé mes premières salades directement en pleine terre, sur une parcelle BRFisée à l'automne dernier. Je les abrite la nuit et les jours froids sous un voile d'hivernage. J'ai également planté des échalotes et des oignons sur une parcelle retournée à l'automne dernier et couverte de BRF ce printemps. Outre des fleurs, j'ai installé quelques vivaces alimentaires - Du romarin que je suis obligé de le cultiver en annuel car les hivers rigoureux lui sont systématiquement fatals; - Une rhubarbe car l'ancienne ne semble pas vouloir ressortir. Est-ce trop tôt ou bien n'a t-elle pas supporté l'hiver ou les campagnols? - Un laurier sauce qui, je l'espère, se portera mieux que les anciennes tentatives qui n'ont rien donné avec cet arbuste. Pour cette fois je tente avec du BRF et une exposition différente; - Un noisetier pourpre. Il viendra compléter les récoltes forts aléatoires de noisettes sauvages qui poussent dans les haies avoisinantes; - Des fraisiers « mara des bois ». Ils sont destinés à remplacer mes anciens fraisiers (de variété inconnue) qui squattent la moitié de mon potager depuis quatre ans. Je conserverai les anciens jus qu'après leur fructification puis je les arracherai pour libérer de la place. J'ai planté les nouveaux à deux endroits. Sous un pommier traité l'automne dernier au BRF et sur ma butte de BRF pur. Je n'arracherai les anciens plants que lorsque je serai sûr de la pérennité des nouveaux;

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